Quelle commune de France offre à la fois le sentiment de se retrouver sur des sommets dominant les vallées, donnant parfois l’impression de pouvoir toucher les nuages du doigt, et très bas, tapi au fond d’une vallée au bord de rivière ou d'un lac envoûtant. Saint-Hippolyte n’est pas une commune banale. Marquée par le relief et par l’histoire, elle englobe quatre villages et des dizaines de hameaux.
En tout cas, le lieu est attachant et presque magnétique. Puisqu’on a vu des estivants lui rester fidèles durant quarante ans et même des soldats allemands prisonniers et affectés à la construction du barrage revenir et s’y acheter une maison.

Une commune à plusieurs visages et à plusieurs villages
Entre Aubrac et Cantal, entre Pays d’Entraygues, et Carladez, l’ex-comté des princes de Monaco, Saint-Hippolyte est une commune d’Aveyron, un peu à part. Une commune à plusieurs visages et à plusieurs villages, celui de Saint-Hippolyte au sommet de la montagne ou celui de Pons, connu depuis des siècles pour ses maraîchers du fait de son microclimat.

Aux signes distinctifs, lauzes et châtaignes, sont venus s’ajouter à partir des années 1950, le barrage de Couesque sur la Truyère, dernier acte d’une série de barrages destinés à dompter et à canaliser les eaux de l’impétueuse Truyère qui tel un sculpteur de pierre s’est frayée un passage entre le plateau de la Viadène et celui du Carladez.